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Les Expos depuis 2003
 

LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE

Dimanche 21 Septembre 2003

 

 

AU VILLARS

L’EXCEPTIONNELLE MIREILLE MONTANGERAND

Dans le cadre des journées du patrimoine, ce dimanche, de 14 heures à 18 heures, Le Villars, petite communauté au sud de Tournus, propose à la salle communale, place de l’église, une exposition sinon d’exception, du moins d’anthologie. Elle présente une quarantaine de toiles de l’une des plus grandes artistes françaises née au siècle dernier., Mireille Montangerand, fer de lance depuis des années du Salon des Indépendants de Paris, qui lui a consacré une rétrospective lors de son édition 2000.

Mireille Montangerand, née en 1914 à Saint Maurice-en-Rivière, a d’abord suivi les cours de l’école des Beaux-Arts de Nice alors qu’elle avait tout juste 20 ans, puis ceux de l’Ecole de la ville de Paris  juste avant la Seconde Guerre Mondiale. Si sa peinture, qui se partage entre natures mortes, fleurs, portraits et scènes avec personnages, reste relativement figurative, elle porte en elle tout ce qui a fait, durant le siècle précédent, la puissance de la peinture contemporaine. Que son sujet traite des scènes de cirque ou des marchés exotiques, les couleurs de Mireille Montangerand avec ses rouges éclatants, ses bleus profonds et ses ocres vibrants, font chanter la toile par leur densité. Ses personnages sont groupés en masse bien organisés autour de la lumière, figurés en larges traits qui traduisent superbement tout à la fois la lumière et le mouvement, pris comme un instantané. Si elle n’a pas forcément l’épaisseur de celle d’un Danty ou d’un André Duret, la peinture de Mireille Montangerand est cependant faite d’une pâte généreuse et robuste dans sa constitution.

Mireille Montangerand a traversé le siècle et marqué son temps. Son exposition au Villars est à voir absolument.

 

Philippe Léglise.

 

 

 

 

LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE

Mercredi  24 Septembre 2003

 

HOMMAGE EMOUVANT A M.MONTANGERAND

 

 

 

Une plaque commémorative au nom de Mireille Montangerand figure désormais aux côtés de grands noms du Villars comme Alfred Cortot, Gabriel Voisin, Désiré Mathivet, Edgar Varèse. Mireille Montangerand (1914-2003), artiste peintre de grand renom, a passé son enfance au Villars et a gardé le petit village, tout au long de sa vie, dans son cœur.

 

C’est dans le cadre des journées du patrimoine que François Chopard, maire de la commune, et son conseil municipal avaient désiré rendre hommage à cette grande artiste en faisant apposer une plaque commémorative en face de l’église.

 

Un patrimoine lié, certes, à la richesse des vieilles pierres mais aussi au talent laissé par les hommes et les femmes.

Et le talent de Mireille Montangerand est d’une profondeur immense tout comme ses œuvres traduisant la lumière, les couleurs et la richesse de sa vie.

 

C’est en présence de sa fille, Nicole dont l’émotion était grande, que le drap fut ôté de la plaque à jamais scellée et réalisée par les Ets Geoffroy de Tournus.

En témoignage d’amitié et de reconnaissance, une toile de Mireille Montangerand était offerte à la commune à savoir « Calvaire du village ».

 

Liette Bonin 

 

 

 

LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE

Vendredi 3 Septembre 2004

 

 

Ce week-end à Mercurey

 

 

 

Rétrospective Mireille Montangerand

 

L'an dernier dans le cadre des Journées du patrimoine Nicole Morin avait proposé au Villars, petite commune au sud de Tournus une exposition d'une quarantaine de toiles de sa mère, Mireille Montangerand l'une des plus grandes artistes françaises née au siècle dernier, et présente depuis des années du Salon des Indépendants de Paris. Ce week-end, c'est le château de Garnerot, à Mercurey, qui servira d'écrin à cette trop courte exposition fabuleuse. Et qui ouvrira, pour la circonstance, samedi 4 et dimanche 5 septembre, de 10h à 12 heures et de 14 heures à 18 heures. Mireille Montangerand, née en 1914 à Saint-Maurice-en-Rivière, a d’abord suivi les cours de l'école des Beaux-Arts de Nice alors qu'elle avait tout juste 20 ans, puis ceux de l'école de la ville de Paris juste avant la second guerre mondiale. Si sa peinture,  portraits et scènes avec personnages, reste qui se partage entre natures mortes, fleurs,relativement figurative, elle porte en elle tout ce qui a fait, durant le siècle précédent, la puissance de la peinture contemporaine. Que son sujet traite des scènes de cirque ou des marchés exotiques, les couleurs de Mireille Montangerand avec ses rouges éclatants, ses bleus profonds et ses ocres vibrants, font chanter la toile par leur densité. Ses personnages sont groupés en masses bien organisées autour de la lumière, figurés en larges traits qui traduisent superbement tout à la fois la lumière et le mouvement, pris comme un instantané. Si elle n'a pas forcément l'épaisseur de celle d'un Danty ou d'un André Duret, la peinture de Mireille Montangerand est cependant faite d'une pâte généreuse et robuste dans sa constitution. Mireille Montangerand a traversé le siècle et marqué son temps. La rétrospective proposée à Mercurey est à voir absolument.

 

Philippe Léglise

 

 

 

 

LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE

Mercredi 10 Novembre 2004

 

 

 ÉVÉNEMENT à TOURNUS

 

 

Le cellier des moines accueille 70 toiles

de Mireille Montangerand

 

Jusqu'à dimanche, Tournus présente 70 toiles de Mireille Montangerand, sociétaire du Salon des Indépendants de Paris et l'une des plus grandes artistes du siècle dernier, parce que novatrice et haute en couleurs.

 

Non, définitivement non, les rapports entre Mireille Montangerand, décédée en 2003 et la Saône-et-Loire ne peuvent pas juste se résumer dans le fait qu'elle a une plaque au Villars (village près de Tournus ou elle est enterrée) comme Alfred Cortot, Gabriel Voisin, Désiré Mathivet ou Edgar Varèse. Ou alors il faut adjoindre à cette anecdote délicate, le fait que Mireille Montangerand fut à la peinture du siècle dernier, ce que Cortot fut au piano, Voisin à l'aviation, Mathivet à la sculpture ou Varèse à la composition musicale : un précurseur, un inventeur, en deux mots, un génie. C'était d'autant moins évident que née en 1914 à Saint-Maurice-en-Rivière et fille d'un administrateur des colonies, Mireille Montangerand, s'était lancée d'abord dans le théâtre et suivait des cours d'art dramatique au conservatoire, avant d'intégrer l'école des Beaux-Arts de Nice alors qu'elle avait tout juste 20 ans, puis ceux de l'école de la ville de Paris juste avant la seconde guerre mondiale. Mais paradoxalement le théâtre lui a beaucoup servi. Dans un de ses textes, elle raconte « au conservatoire quand je travaillais une scène de Racine. j'étais émerveillée par sa construction ou rien n'était laissé au hasard. Cette rigueur m'a servi de guide tout au long de ma carrière, tant pour le matériel que pour la technique ». Celle pour qui « il n'est pas souhaitable qu'une peinture soit un dessin rempli de couleurs », avait un sens inné de cette couleur (dont elle utilisait un nombre réduit et qu'elle mélangeait avec délicatesse à la recherche de la couleur pure) qui fait la beauté, et la sérénité de ses toiles. Elle savait aussi magnifiquement donner un rythme à ses formes pour que l'ensemble prenne vie, et devienne paysage, personnage, composition. On avait eu le plaisir de voir (pour nombre de visiteurs) et de revoir pour certains, une exposition des oeuvres de cette artiste à laquelle le salon des indépendants de Paris avait consacré en 2000 une rétrospective de son vivant avec celles d'André Duret et Albert Le Goinvec. 40 toiles enchanteresses. Puis au début du mois de septembre, sa fille Nicole Morin a proposé une nouvelle exposition cette fois à Mercurey. Et à partir de demain c'est Tournus qui accueille 70 oeuvres de l'artiste, jusqu'à dimanche inclus.

 

Philippe Léglise

 

 

 

 

 

LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE

Samedi 13 Novembre 2004

 

 

 

JUSQU'A DEMAIN A TOURNUS

 

 

 

L'évènement Montangerand

 

                         Depuis jeudi, le Cellier des Moines de l'Abbaye de Tournus est l'écrin de l'une des plus extraordinaires expositions jamais organisée en ce lieu. En effet, 18 mois après le décès de Mireille Montangerand, l'une des plus grandes artistes du XXe siècle, sa fille Nicole Morin propose une retrospective exceptionnelle de 70 toiles de celle qui a marqué non seulement ses contemporains, mais également les générations à venir. Sa peinture, qui varie entre natures mortes, fleurs, portraits et scènes avec personnages, si elle reste figurative, porte tout ce que la peinture contemporaine a apporté de neuf, de coloré, de décalé parfois. Les couleurs de Mireille Montangerand avec ses rouges éclatants, ses bleus profonds et ses ocres vibrants, font chanter les toiles par leurs vibrations. La rigueur de composition de ces toiles qui semblent tellement spontanées, n'apparaît pas au premier coup d'oeil. Pourtant, c'est elle fait le génie de ses compositions qui traduisent superbement tout à la fois la lumière et le mouvement, pris comme un instantané.

PH.

 

 

 

 

JOURNAL DE SAONE ET LOIRE

Samedi 13 Novembre 2004

 

 

Au Cellier jusqu'à demain soir

 

 

Exposition exceptionnelle de Mireille Montangerand

 

          En mars de l'année dernière décédait Mireille Montangerand, qui repose aujourd'hui au cimetière du Villars, un village qu'elle a fréquenté dans l'enfance et auquel elle était restée très attachée. L'oeuvre de Mireille Montangerand a traversé la deuxième moitié du XXe siècle en marquant incontestablement ses contemporains. On en prend vite conscience par l'heureuse initiative qu'a eue la famille de l'artiste de proposer, pour la première fois à Tournus, une rétrospective de ses décennies de création. Au Cellier des Moines, les toiles de Mireille Montangerand prennent une consistance

 nouvelle et conduisent à une vaste réflexion sur son talent. Car l'oeuvre de l'artiste est digne d'intérêt. On sent qu'y perce un regard très personnel sur le monde. Attachée au courant expressionniste,Mireille Montangerand, qui naquit en Saône-et-Loire en 1914, a puisé une bonne part de son inspiration dans la dramaturgie, un art pour lequel elle a penché sous la haute influence de Charles Dullin. Sa familiarité avec le décor de théâtre se déploie dans nombre des soixante-dix  tableaux accrochés au Cellier. Car il y a en eux comme une extraordinaire figuration de la vérité théâtrale, une intensité dramatique, une sincérité de l'expression des traits et des sentiments. On s'émerveille à cet égard devant Le Danseur, la Jeune Fille aux Roses ou encore l'incroyable composition du Bel été. C'est un régal d'authenticité, un émerveillement de formes, touchantes dans leur robustesse. C'est une collection enivrante, qui a su retenir l'attention du monde des arts et qui sait captiver celle du public. Les amateurs, du reste, seront ravis car l'ensemble de l'oeuvre exposée est offert à la vente. Manquer un tel régal ? Vous n'y pensez pas !

 

Exposition Mireille Montangerand, Cellier des Moines, aujourd'hui samedi et demain dimanche, de 11 heures à 19 heures, entrée libre. G. P

 

 

 

 

 

LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE

Dimanche 10 Juillet 2005

 

 

Exposition

 

 

Rétrospective Montangerand au Cellier des Moines

 

        Une exposition particulièrement émouvante a mis en place dernièrement, durant trois jours, du jeudi soir 30 juin au dimanche 3 juillet 2005 au Cellier des Moines, les oeuvres de Mireille Montangerand, peintre récemment disparue en 2003. C'est à l'initiative de Nicole Morin, sa fille qui s'attache à perpétuer le souvenir de sa mère, que cette présentation illustrée par 80 tableaux a pu voir le jour. Il a été possible de suivre ainsi l'évolution de l'artiste à travers environ 70 ans de peinture et un parcours prestigieux. Née en 1914, Mireille Montangerand s'exprime très tôt, à la fois en différents domaines et par diverses techniques. Dessins, aquarelles, gouaches, après une première période très sombre, elle évolue peu à peu vers une peinture toujours robuste mais de plus en plus lumineuse. Il lui faut créer une « mise en scène ». Rigueur et simplicité : deux principes dominants qui lui permettent de gérer des toiles lumineuses, d'une composition claire. On admire une technique où la justesse et la pureté des couleurs répondent au silence des vides dans un judicieux équilibre de formes et de valeurs. Titulaire de nombreux prix, une rencontre marque sa vie : Jacques Hébertot qui lui demande de peindre les pièces jouées dans son théâtre parisien, et l'amène ainsi à la réalisation de nombreux décors. A partir des années 1950, c'est la révélation. Elle est fière d'appartenir au courant expressionniste. La Ville de Paris lui achète de nombreuses oeuvres et par ailleurs ses tableaux quittent la France pour Montréal, Tokyo, New-York, tandis qu'on la trouve dans toutes les galeries parisiennes. Un peu plus tard, c'est en Grèce que sa peinture s'éclairera, appelant d'heureuses critiques dans toute la presse. En 1976, elle est citée dans le dictionnaire Benezit : c'est l'apogée de sa gloire. Le Salon des Artistes Indépendants, en l'an 2000, lui consacre une rétrospective avec une cinquantaine d'oeuvres. Elle repose aujourd'hui au petit village du Villars qu'elle a peint très souvent, et auquel elle était très attachée. Une plaque commémorative est apposée place de l'église.

 

Jacqueline Michaut

 

 

 

 

JOURNAL DE S

JOURNAL DE SAONE ET LOIRE

Samedi 30 Septembre 2006

 

 

Au Cellier des moines

 

 

Mireille Montangerand et le sculpteur G'KO exposent le fruit de leur inspiration

 

C'est hier que s'est ouverte au Cellier des Moines l'exposition de l'artiste peintre Mireille Montangerand. Ses oeuvres se marient pour l'occasion avec celles du sculpteur G'KO.

 

Pour la troisième année consécutive, Nicole Morin expose les oeuvres de sa mère, l'artiste peintre Mireille Montangerand, dans le cadre du Cellier des Moines. Et cette année, les toiles choisies pour l'exposition permettent de retracer toute la carrière de l'artiste native de Saint-Maurice-en-Rivière et inhumée au Villars. Ainsi, celle qui a, au départ, hésitait entre le théâtre et la peinture a commencé par des peintures de paysages et de natures mortes sombres dans les années de l'après guerre. Au fil du temps les teintes sombres tirent vers le bordeaux avant de s'éclaircir dans les années soixante. A la faveur de son mariage avec un dramaturge Grec, Mireille Montangerand magnifie les paysages de la Grèce avec beaucoup de couleurs et de chaleur. Ses dernières oeuvres, peintes avant son décès en 2003 continuent cette montée en couleurs mais dans un style qui tire de plus en plus vers le moderne, avec quelques aquarelles, alors que l'artiste avait jusqu'alors privilégié les huiles, l'acrylique ou la gouache. Et pour habiter le centre du Cellier, Nicole Morin a choisi de convier le sculpteur G'KO. On retrouve ainsi ses « travaillants », personnages en mouvement faits de bois et de métal de récupération. Ces sculptures nous rappellent ce qu'est la matière brute, l'usure du temps sur un matériau dans un monde ou tout est travaillé. Des oeuvres au final bien plus « primitives que conceptuelles », comme le dit l'artiste lui-même.

 

David Rivory

 

 

 

 

 

TOURNUS - A partir du 5 Octobre 2007

 

 

 

Les œuvres de Mireille Montangerand de retour au Cellier des Moines

 

C'est vendredi 5 octobre que les œuvres de Mireille Montangerand feront leur retour au Cellier des Moines, se mariant comme l'an passé avec les œuvres du sculpteur G'KO mais aussi celles de Gilles Thévenin.

 

 

 

 

Pour la quatrième année consécutive, Nicole Morin expose les œuvres de sa mère, l'artiste peintre Mireille Montangerand, dans le cadre du Cellier des Moines. On a déjà, il est vrai, beaucoup dit sur cette artiste mais son œuvre a traversé la deuxième moitié du XXe siècle en marquant incontestablement ses contemporains. Mais d'années en années au Cellier des Moines, les toiles de Mireille Montangerand prennent une consistance nouvelle et conduisent à une vaste réflexion sur son talent. Car l'oeuvre de l'artiste est digne d'intérêt. On sent qu'y perce un regard très personnel sur le monde. Attachée au courant expressionniste, Mireille Montangerand, qui naquit en Saône-et-Loire en 1914, a puisé une bonne part de son inspiration dans la dramaturgie, un art pour lequel elle a penché sous la haute influence de Charles Dullin. Sa familiarité avec le décor de théâtre se déploie dans nombres des tableaux de l'artiste. Car il y a en eux comme une extraordinaire figuration de la vérité théâtrale, une intensité dramatique, une sincérité de l'expression des traits et des sentiments. La peinture a cependant été également une passion de toujours. Mireille Montangerand a commencé par des peintures de paysages et de natures mortes sombres dans les années de l'après guerre. Au fil du temps les teintes sombres tirent vers le bordeaux avant de s'éclaircir dans les années soixante. A la faveur de son mariage avec un dramaturge Grec, Mireille Montangerand magnifie les paysages de la Grèce avec beaucoup de couleurs et de chaleur. Ses dernières œuvres, peintes avant son décès en 2003 continuent cette « montée en couleurs » mais dans un style qui tire de plus en plus vers le moderne, avec quelques aquarelles, alors que l'artiste avait jusqu'alors privilégié les huiles, l'acrylique ou la gouache. Et pour habiter le centre du Cellier, Nicole Morin a choisi de convier cette année encore le sculpteur G'KO. On retrouvera ainsi ses « travaillants », personnages en mouvement faits de bois et de métal de récupération. Ces sculptures nous rappellent ce qu'est la matière brute, l'usure du temps sur un matériau dans un monde ou tout est travaillé. Des œuvres au final bien plus « primitives que conceptuelles », comme l'expliquait l'artiste lui-même. Fort du succès de ce mariage entre peinture et sculpture, Nicole Morin a décidé, pour cette exposition 2007, de convier un second sculpteur, l'artiste Gilles Thévenin. Un triple rendez-vous donc avec trois bonnes raisons de visiter l'exposition.

 

David Rivory.

 

 

 

 

 

Dimanche 7 Octobre 2007 

 

 

Tournus - Aujourd'hui encore

 

 

 

Des œuvres inédites de Mireille Montangerand au Cellier des Moines

 

Ouverte depuis vendredi, la nouvelle exposition consacrée à Mireille Montangerand montre des facettes encore méconnues de cette artiste et que l'on peut découvrir encore aujourd'hui. 

 

 

L'exposition des oeuvres de Mireille Montangerand, présentée par sa fille Nicole Morin, a réinvesti le Cellier des Moines pour la troisième année consécutive. Et si l'on pensait avoir tout vu de l'artiste, décédée en 2003, que l'on se détrompe, car sur les cinquante-cinq toiles exposées cette année au Cellier des Moines, certaines ont peu été présentées auparavant, d'autres ne l'avaient encore jamais été. Il en est ainsi du tableau intitulé « La voile rouge », réalisé en 1957, et qui surprend le visiteur par le mouvement de la voile dû au vent, assez inédit dans l'oeuvre de l'artiste. On note encore sur les toiles datant des années 1960-1965, « une pâte plus généreuse, commente la fille du peintre Nicole Morin, conséquence de l'influence qu'a eu sur elle le peintre D'Anty lorsqu'elle partageait son atelier ». On retrouve, cela va sans dire, les « classiques », pourrait-on dire, de Mireille Montangerand : les toiles de ses débuts, assez sombres car marquées par la guerre, puis celle de sa période de « montée en couleurs » où les tableaux de l'artiste sont beaucoup plus lumineux. Ce sont ainsi les toiles des années soixante-dix représentants des paysages de la Grèce, que l'on avait pu découvrir notamment l'an passé avec quelques inédits avec des couleurs dans des tons turquoise ou abricot, très contemporaines, très lumineux assez modernes pour l'époque. Au hasard des tableaux, le visiteur ne manquera pas de s'arrêter devant ceux consacrés à Madagascar, où Mireille Montangerand a passé une partie de son enfance où bien encore cette toile, rare, intitulée « Saint-Malo » qui surprend par son côté rectiligne donné par les mâts des voiliers. Et, cette année encore, pour « habiller » le centre du Cellier des Moines, Nicole Morin a convié, comme déjà l'an passé, le sculpteur G'KO qui revient avec ses « travaillants ». Un second sculpteur a également été invité : Gilles Thévenin de Chalon qui présente pour la première fois à Tournus son bestiaire de métal et ferraille soudés, des créations étonnantes et spontanées où le scorpion et la sauterelle sont dotés de corps faits à partir de pots d'échappement. Une exposition, qui en ce jour de repos dominical, constitue une excellente idée de promenade à la découverte de ces trois univers artistiques.

 

 David Rivory.

 

 

 

 

 

 

Tournus du 2 au 5 octobre 2008

Mireille Montangerand

Nathalie Pierlot et Gilles Thévenin

A l’initiative de Nicole Morin, le Cellier des Moines de Tournus va accueillir un évènement, le premier week-end d’octobre, en rassemblant des peintures de Mireille Montangerand, des céramiques de Nathalie Pierlot et des photographies de Gilles Thévenin.

C’est devenu une sorte de rituel ensoleillé, non sectaire et bienvenu en ce temps où le temps, justement se pare de grisaille.

MIREILLE MONTANGERAND

Nicole Morin expose à Tournus les œuvres de sa mère Mireille Montangerand, à découvrir pour ceux qui ignoreraient encore que Mireille Montangerand, née en 1914 à Saint Maurice en Rivière, fut l’une des rares peintres françaises contemporaines passées à la postérité mondiale, elle qui a exposé d’égal à égal avec les plus fameux, de Braque à Buffet, en passant par Picasso, pour ne citer qu’eux.

Mireille Montangerand avec un sens inné de la couleur pure a réalisé des toiles d’une réelle beauté et d’une extraordinaire sérénité, sachant donner un rythme à chaque composition, qu’elle soit nature morte, personnage ou paysage, sachant lui donner vie.

GILLES THEVENIN

Déjà invité l’an passé, Gilles Thévenin, l’inventeur du « Saône Automne », revient présenter, cette fois, ses photographies, notamment des photographies d’escargots, porteuse de beaucoup d’élégance, de lumière, de charme et de poésie tendre, riche d’une esthétique, d’un esthétisme magiques.

NATHALIE PIERLOT

La céramiste Nathalie Pierlot est la « petite dernière ». Mais ce n’est pas une inconnue car elle et Nicole Morin ont le même père, le fameux potier Norbert Pierlot, qui, dans le château de Ratilly, au cœur de l’Yonne (que ses enfants tentent de continuer à faire vivre), a initié tant de jeunes à l’art difficile de la poterie. Nathalie, si elle continue depuis vingt ans la production des fameux modèles créés par ses parents, crée ses propres formes, des pièces uniques dans la plénitude d’un art assuré.

Philippe LEGLISE

 

 

 

 

 

 

Dimanche 5 Octobre 2008

 

Tournus - EXPOSITION AU CELLIER DES MOINES

 

 

 

Les inédits de Mireille Montangerand

 

 

            Nicole Morin expose ce week-end au Cellier des Moines, les oeuvres de sa mère Mireille Montangerand, disparue voici cinq ans et qui repose désormais dans le petit cimetière du Villars. C'est la 4ème fois que Tournus accueille cette exposition.

            Mireille Montangerand intègre l'école des Beaux-Arts de Nice en 1936 pour réaliser son rêve d'enfant. Elle écrivait :»petite fille, je peignais d'instinct et d'imagination». En 1946, elle entre à l'Ecole Supérieure de Dessin du boulevard Montparnasse où elle obtient le 1er prix de dessin et le 1er prix d'aquarelle. Exigeante avec elle-même, elle se bat dans ce monde d'après-guerre : ses tableaux du moment sont peints en couleurs sombres, dramatiques. Elle arrive petit à petit à la couleur, tout en respectant ses recherches primitives. Elle sera ensuite fortement influencée par la Grèce dont elle fera des dizaines de croquis, de gouaches et d'huiles après sa rencontre avec un dramaturge grec qui va lui faire découvrir son pays. Pour Montangerand, il faut créer une «mise en scène». Rigueur et simplicité : deux principes dominants qui annoncent des couleurs lumineuses, la couleur tout simplement. Une technique où la justesse et la pureté des tonalités répondent au silence des vides dans un judicieux équilibre de formes et de valeurs.
            Nicole Morin a invité deux artistes au Cellier : la céramiste Nathalie Pierlot et le photographe Gilles Thévenin.

Nathalie Pierlot, est la demi-soeur de Nicole Morin (elle ont le même père, le fameux potier Norbert Pierlot). Elle continue depuis 20 ans la production des fameux modèles créés par ses parents, mais crée ses propres formes, des pièces uniques dans la plénitude d'un art assuré.
            Quant à Gilles Thévenin, il a abandonné la sculpture à base de récupération, «j'en avais assez !» pour se consacrer à sa passion première, la photo, qu'il avait un peu laisser tomber, et à laquelle il s'est remis. «Ca devait me manquer» dit-il. Au Cellier, il expose ses
«histoires d'escargots». Une idée arrivée comme ça, cet été ! Et on s'amuse en les découvrant ces histoires d'escargots. «J'ai pour habitude de faire des mises en scène, des recherches de mises en situation. Je ne me prends pas trop au sérieux ! « Plein d'humour Gilles Thévenin.

B. Jarillot

 

 

 

 

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