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LE FEUILLAGE DE MONTANGERAND MIROITE

DES COULEURS DU PRISME DU BONHEUR...

     L'Ecole de Paris traverse le siècle en descendant de Montmartre vers le Montparnasse. Dans l'effervescence de l'immédiate après-guerre, Mireille Montangerand prit le train en marche dans un wagon expressioniste. A travers les manifestations du Moi impérieusement égocentrique de chacune des individualités, deux pôles soudaient l'Ecole de Paris ; le premier comprenant les artistes autochtones, Valadon, Utrillo, Montangerand, etc... . L'autre était constitué par tous les artistes étrangers apatrides pour qui Paris était un havre de liberté créatrice. Bien que certains étaient étrangers par les racines, "tous étaient français par le feuillage" selon Henri Troyat. Le feuillage de Montangerand miroite des couleurs du prisme du bonheur, entre un expressionnisme organisé, et un esprit de synthèse modéré. A cheval sur les deux, le soleil de Montangerand brille intensément.

Extrait du salon des indépendants 2001, Jean Monneret,

promenades autour de l'art contemporain, SAI, Paris, 2001, page 277

 

 

MIREILLE MONTANGERAND (...) A SU S'IMPOSER DANS CETTE DISCIPLINE ...

    Mireille Montangerand, seule femme lauréate du Prix des Vikings 1955, 1er prix de dessin et d'aquarelle de l'école Trachel de Nice a su s'imposer dans cette discipline par la maîtrise qu'elle possède des couleurs et a déjà été présentée dans de nombreux pays (Madagascar, Portugal, Etats Unis...)

Extrait du journal le Parisien daté du 12 novembre 1975.

 

MIREILLE MONTANGERAND OEUVRE DANS LE DRAMATIQUE.

     Femme peintre, Montangerand oeuvre dans le dramatique. Quand elle peint un paysage, c'est la zone, la ruelle obscure ou l'impasse sordide. Mais le théâtre l'a aussi inspirée ; un théâtre sévère et intellectuel comme sa peinture. Les Carmélites, les Suppliantes, comme le visage torturé du mime ou le regard hagard du danseur, sont pour elle prétextes à peindre des compositions bien équilibrées, et dont l'atmosphère est sobrement exprimée. Son grand canal, le morceau de résistance de l'exposition, et aussi, peut être le mieux réussi, fait preuve d'une personnalité authentique et d'une certaine exigence envers soi-même.

Extrait du journal Combat, article de J.A Cartier.

     Aux Indépendants, Montangerand qui persévère dans une expression tendue et évite l'écueil des paysagistes : la redite.

Article de Jean Bouret, daté du 7 avril 1950 et extrait du journal Arts.

  UN ELEMENT REVOLUTIONNAIRE ...

       Montangerand représente dans ce groupe l'élément dynamique et révolutionnaire. Tandis que ses camarades sont des peintres de la vie intérieure, Montangerand explose et s'extériorise avec brutalité. Je ne parle ni de son Clown soucieux, paraphrase troublante des christs slaves, ni de sa nature morte fortement charpentée, mais de sa Tête de Femme d'une riche polychromie, de son affiche d'une virulence barbare et de ses deux fusains qui sont des constructions en facettes de diamants ; des polyèdres chargés d'humanités. La Tête de Femme, traitée comme un vitrail est un triomphe de la couleur rendue à sa destination et retrouvant sa puissance initiale.

 Waldemar George, 2 décembre 1950

 

 

  FORCE & SENSIBILITE

      Montangerand est émue par les paysages de banlieue qu'elle rend avec émotion. 

Article de Guy Dornand, daté du 27 février 1952 et extrait du journal Libération

 

     Montangerand, visionnaire du décor et des paysages dramatiques qui sont le reflet de son âme tourmentée.

Article daté du 27 février 1952 et extrait du journal Le Matin

 

     Montangerand atteint parfois au surréalisme . 

Article daté du 29 février 1952 et extrait du magazine Amateur d'Art

 

     A la galerie St Placide, Montangerand atteste la prise de conscience d'un talent toujours plus persuasif.

Article de Guy Dornand, daté du 5 décembre 1950 et extrait du journal Libération

   Montangerand, rude et colorée.  

Article daté du 13 février 1950 et extrait du journal Le Monde

 

     Ce groupe mérite l'attention par la qualité des oeuvres exposées comme par la personnnalité des exposants. Parmi les meilleures toiles, citons le pont sur le canal de Montangerand.

Article de Jean Bouret,daté du 3 mars 1950 et extrait du journal Arts

 

 

 

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